Accéder au contenu principal

 

Samedi de la 5ème semaine de Pâques

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

On n’est pas dans les vacances de monsieur Hulot, ni dans le Tour du monde en 80 jours, mais les Actes des Apôtres aujourd’hui ressemblent presque à un récit de voyage. Paul part, Timothée le rejoint. On traverse des régions, on cherche où aller. Et surtout… l’Esprit Saint ferme certaines portes. Ce qui, reconnaissons-le, est rarement notre passage préféré dans la vie spirituelle et dans notre vie tout court. Nous aimons les portes ouvertes, les confirmations claires, les réponses rapides. Mais Paul découvre quelque chose d’essentiel : même les détours peuvent être inspirés par Dieu. Il voulait aller en Asie. L’Esprit ne le permet pas. Il tente ailleurs. Encore non.
Et finalement, dans la nuit, une vision : « Passe en Macédoine et viens à notre secours ! » Alors ils partent. C’est beau, parce que l’Évangile avance ainsi : non pas comme un GPS céleste ultra-précis, mais comme une confiance qui apprend à écouter. Mais, c’est clair que nous aimerions parfois que Dieu parle un peu plus clairement. Quelque chose comme : “Dans 200 mètres, tournez à droite vers la sainteté.” Ce serait plus simple.

Mais Dieu préfère souvent conduire par une présence plutôt que par un plan détaillé.

Et pendant ce temps, le psaume chante : « Acclamez le Seigneur, terre entière ! » Étonnant contraste. Parce que les lectures parlent aussi de refus, d’opposition et même de persécution. Et Jésus nous prévient : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. » Voilà une phrase qu’on ne met pas naturellement sur le miroir de sa salle-de-bain pour avoir une belle journée. Et pourtant, elle est profondément vraie. Le Christ ne nous promet pas une existence sans résistance. Mais il nous promet : de ne jamais nous laisser seuls. Je ne peux pas m’empêcher de penser aux chrétiens, aujourd’hui, en Iran … Dans son homélie avant l’exil, saint Jean Chrysostome écrivait : « La tempête est autour de moi, mais elle n’est pas en moi ; les flots sont agités, mais ils ne peuvent couler le navire du Christ. » Autrement dit, si je marche avec Dieu, je ne crains rien.

Et Jésus ajoute : « Parce que vous n’appartenez pas au monde… »   Attention : cela ne veut pas dire mépriser le monde. Le Christ aime le monde. Mais cela signifie : ne pas laisser le monde décider seul de notre manière d’aimer, de pardonner, de vivre. Le chrétien avance autrement. Il ne répond pas à la haine par la haine. Il ne nourrit pas la violence. Il ne désespère pas de l’homme. Même lorsque cela semble naïf.
Et peut-être que parfois dans nos vies, nous vivons des portes qui se ferment, des directions pas très sûres ou des chemins qu’on ne comprend pas du premier coup.  Alors, rappelons-nous que le Seigneur nous conduit même dans les nuits et que parfois ce qui semblait être une impasse, n’était en fait qu’un passage, une pâque.  Timothée, Paul et leurs compagnons ne savaient pas encore qu’en traversant vers la Macédoine, l’Évangile allait entrer en Europe et pour nous à Liège Ils ont simplement répondu à un appel. Et cela a changé l’histoire.

Le Seigneur ne nous demande que cela : être disponibles à l’Esprit, aux appels inattendus qu’il nous envoie, même quand tout n’est pas clair. C’est souvent après coup qu’on se dit : « Ah, c’était pour ça ».  Le Seigneur ouvre des chemins là où nous ne voyions que des frontières.

Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia !

Pour ton Église,
barque fragile portée par le souffle de ton Esprit,
qu’elle avance vers les rivages du monde
avec la lumière de l’Évangile dans ses mains
et la joie du Ressuscité dans son cœur.
Seigneur, nous te prions.

Pour les peuples blessés par la guerre,
les terres où montent encore les cris de la haine et de la peur,
fais surgir des semeurs de paix,
et ouvre au milieu des ruines
des chemins de réconciliation et d’espérance.
Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui marchent dans la nuit du doute,
ceux dont les routes semblent fermées
et les rêves suspendus,
allume dans leur obscurité une lampe discrète,
afin qu’ils avancent pas à pas dans la confiance.
Seigneur, nous te prions.

Pour les chrétiens persécutés, oubliés 
ou rejetés à cause de ton Nom,
garde leur foi vivante au cœur des épreuves,
et fais grandir en eux cette paix intérieure
que nul ne peut ravir à ceux qui demeurent en toi.
Seigneur, nous te prions.

Pour les jeunes qui cherchent leur chemin,
ceux qui écoutent confusément un appel 
sans encore le comprendre,
mets sur leur route des témoins lumineux,
capables d’éveiller leur courage
et d’ouvrir leur cœur à la beauté de leur vocation.
Seigneur, nous te prions.

Pour nous tous rassemblés aujourd’hui,
apprends-nous à reconnaître ta voix
dans le murmure de l’Esprit et les détours de nos vies ;
et lorsque les chemins deviennent incertains,
donne-nous la confiance de continuer à marcher avec toi.
Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...


Aujourd'hui, accueillir une contrariété autrement. Au lieu de murmurer immédiatement devant une porte fermée ou un contretemps, prendre un instant pour dire : « Seigneur, si ce chemin se ferme, montre-moi celui que tu ouvres. »

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Saints Pierre et Paul   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur l...